Cycle de conférences d'Hervé Hasquin

Dieu tuera-t-il les États-Unis ?
« Les États-Unis se sont peuplés au fil du temps de dissidents religieux en quête d'une liberté individuelle confondue avec la libre expression de sa religion. Ils sont la première démocratie au monde à avoir inventé la séparation de l'État et des Églises. Leur avenir est-il menacé par l'intégrisme religieux, notamment protestant ? Les États-Unis risquent-ils de produire des générations d'analphabètes en raison de l'acharnement mis par certains mouvements à contrecarrer l'enseignement des sciences ? L'esprit de créativité est-il menacé par l'orthodoxie triomphante ? Le système générera-t-il ses antidotes comme par le passé ? » explique Hervé Hasquin, Conseiller Scientifique de l’asbl, professeur à l’Université Libre de Bruxelles et membre de l’Académie Royale de Belgique.
Hervé HASQUIN s’attarde particulièrement sur le développement des consciences scientifiques, intellectuelles et politiques. Il met en lumière les différents liens qui ont existé et qui existent toujours entre l’évolution des mentalités et les nombreuses spécificités religieuses qui peuplent cette grande démocratie.
La Turquie et l’Europe. Que faut-il en penser?
Le débat actuel autour de l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne mérite d'être clarifié mais aussi expliqué. S'appuyant sur des faits historiques, culturels, géographiques, politiques, économiques mais également idéologiques, Le conférencier interpelle le public sur un sujet qui a soulevé et soulèvera encore un déluge de commentaires de la part des gouvernants, des chroniqueurs politiques mais aussi de tout un chacun.
La candidature de la Turquie remonte à près de quarante ans et n'a jamais été repoussée officiellement, la plupart des dirigeants européens soutenant l’ouverture de négociations pour l’entrée de la Turquie dans l’Union. Mais au sein des partis politiques et dans les opinions publiques le débat fait rage. L'orateur confronte les différentes informations et points de vue, des Turcs comme des Européens, et analyse les conséquences d’une éventuelle intégration.
Car au-delà de traité d'alliance militaire et d'accords économiques, la question est de savoir si, à l'heure actuelle ou dans un futur proche, la Turquie est apte à rejoindre une Europe toujours en construction.
Louis XIV face à l'Europe du Nord
Pendant un règne impressionnant par sa durée, dense en guerres et fécond en extensions territoriales, Louis XIV finit par coaliser l'ensemble des puissances nordiques, de l'Ouest et de l'Est, contre son royaume.
Ses agressions répétées, souvent sous le couvert de subterfuges juridiques, sa volonté implacable de terroriser et d'humilier des adversaires encore extraordinairement divisés au milieu du siècle, cimentèrent des alliances chaque fois plus solides, moins versatiles et, faut-il le préciser, plus intrépides par rapport au colosse français.
Mais tout essai de compréhension du face à face entre l'Europe du Nord et la France doit y mêler étroitement l'Espagne car en raison de leur position géographique, les Pays-Bas espagnols, et en partie la principauté épiscopale de Liège, qui relevait de l'Empire, furent par excellence "le champ de bataille " de l'Europe.
Pivots de la fronde anti-française, hérauts des libertés contre la tentation réelle ou supposée de "monarchie universelle" qui animait Louis XIV, l'Angleterre et les Provinces-Unies furent le centre d'une contre-culture démocratique et parlementaire à l'absolutisme louis-quatorzien qui fascinait, y compris en Scandinavie, et continuera à éblouir tant
de têtes couronnées sur le continent au XVIIIe siècle.
Ces régimes de gouvernements atypiques se développèrent concurremment à un environnement intellectuel et philosophique original, en tout cas sans équivalent pour l'époque : le Siècle des Lumières émergeait dans le dernier quart du XVIIe siècle en Europe du Nord-Ouest.
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